Deutsch Englishitaliano
PEINTURE
Contact

Charles-Emile Jacque

Charles-Emile Jacque, peintre, graveur original, graveur sur cuivre, sur bois et lithographe, naît le 23 mai 1813 à Paris. En 1830, il commence un apprentissage chez un graveur de cartes géographiques mais est enrôlé la même année comme soldat et vit le siège de la ville d’Anvers. Les premiers travaux de Jacque, ayant pour titre "Militariana", datent de cette époque : il s’agit d’un paysage des environs d’Anvers, réalisé à la pointe sèche et constituant une série de lithographies accompagnées de représentations militaires humoristiques et d’ébauches pour les gravures sur bois de l’"Histoire de la Ramée, ex-fusilier de l’armée française…, racontée et dessinée par Ch. Jacque, ex-caporal… ".
En 1835, il est dégagé des ses obligations militaires et poursuit sa formation d’artiste en autodidacte. Il entreprend par la suite souvent des voyages en Bourgogne où sa famille vit depuis 1830. Dans cette région, Charles-Emile Jacque est réceptif aux impressions données par la nature décisives pour son art, aux cadres idylliques des villages de Bourgogne et de leurs alentours. A partir de 1836, l’artiste séjourne près de 2 ans à Londres. Il dessine des modèles destinés à des illustrations de gravures sur bois ayant pour support une édition de Shakespeare. Il fait en outre des illustrations pour la "Grèce pittoresque" et "fournit les journaux anglais". De retour à Paris, Charles-Emile Jacque participe à l’illustration de la célèbre édition de "Paul et Virginie" (1838) et à des publications telles que "Les Français peints par eux-mêmes", "La Pléiade", "Jardin des Plantes", "Chansons de Béranger" et "Bretagne illustrée" entre autres. En 1843-44, l’artiste dessine des caricatures pour le "Charivari" de Charles Philipon (1800–61), dont la série "Les malades et les médecins".
L’activité principale de Jacque reste cependant les eaux-fortes. Pour créer ses reproductions de la nature non maniérées, il s’appuie sur les maîtres de la gravure à l’eau-forte hollandaise du 17e siècle qu’il admire. Les troupeaux de moutons constituent son sujet de représentation principal. Ces représentations animalières en particulier jouissent de l’admiration des connaisseurs et ses œuvres deviennent ainsi bientôt extrêmement rentables. Depuis 1845, Charles-Emile Jacque se consacre de plus en plus à la peinture et entreprend de manière répétée des séjours d’étude prolongés à Barbizon avec Jean-Français Millet (1814–75) et Théodore Rousseau (1812–67). Il y devient membre de la colonie d’artistes "Ecole de Barbizon". L’artiste est également représenté à plusieurs reprises depuis 1845 avec des eaux-fortes et des toiles au Salon de Paris. Il expose cependant également à Munich et Vienne. Dans l’ensemble, Charles-Emile Jacque n’est cependant pas souvent présent dans les expositions publiques. En 1861, il présente le tableau "Moutons au pâturage" au Salon de Paris.
Charles Emile Jacque meurt le 7 mai 1894 à Paris.