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PEINTURE
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Paul Gavarni

Paul Gavarni, dessinateur français, lithographe, illustrateur, peintre, aquafortiste et écrivain, naît le 13 janvier 1804 à Paris. Son vrai nom est Hippolyte Sulpice Guillaume Chevalier. Il est tout d’abord garçon de courses chez un architecte, puis apprenti chez un fabricant d’instruments optiques. En 1818, il fréquente l’établissement Butet et enfin l’Ecole du conservatoire des Arts et Métiers. En 1824, Paul Gavarni trouve une place de dessinateur à Bordeaux dans le bureau d’études de l’ingénieur Deschamps.
En 1825, il part faire le tour de France et prend par la suite ses fonctions au cadastre de la ville de Tarbes. Durant cette période, Gavarni peint des portraits à l’aquarelle, des paysages, des personnages et des costumes folkloriques afin d’arrondir ses revenus. Il réalise en outre les "Etrennes de 1825. Récréations diabolico-fantasmagoriques", des scènes de genre grotesques et osées à la manière de Jérôme Bosch. En 1827, Paul Gavarni obtient une commande de Pierre Antoine Leboux de la Mésangère et doit réaliser des planches de costumes. En 1828, l’artiste rentre à Paris et continue sa formation de dessinateur en autodidacte. En 1830, il travaille comme illustrateur pour la revue "La Mode". Paul Gavarni fréquente désormais le théâtre parisien, le carnaval et les salons renommés. Honoré de Balzac écrit plusieurs articles élogieux sur l’artiste et le conseille à la revue "La Caricature" en 1831. Grâce au charme, à la grâce et à la vivacité de ses personnages, il révolutionne le genre du dessin de mode. Gavarni est considéré comme "costumier poétique" et "modiste idéal de la femme". Il réalise en outre ses premières séries représentant des personnages de la vie quotidienne, dont la série "Physionomies de la population de Paris".
De 1832 à 1833, Paul Gavarni écrit des nouvelles et des poèmes et fonde en 1833 la revue satirique "Gens du monde". Il réussit à convaincre entre autres Alexandre Dumas, Léon Gozlan, Emile Deschamps et les frères Johannot de travailler avec lui. La parution de la revue est cependant de nouveau stoppée dès 1834. De 1837 à 1848, l’artiste réalise plus de 1000 lithographies pour "Le Charivari". Un séjour à Londres constitue de plus un événement décisif. Dans cette ville, Gavarni reçoit des invitations de l’aristocratie, des intellectuels et du monde littéraire. L’artiste est cependant las de réaliser des toiles destinées à l’amusement des bourgeois. Il vit en retrait et se consacre aux théories spéculatives des sciences physiques et naturelles mais également à celles des mathématiques.
Affecté par la misère de cette métropole industrialisée, Paul Gavarni fait des esquisses des petites gens qu’il rencontre dans les tavernes et sur le port dans les quartiers de Saint-Gilles et de White Chapel. Il n’a aucunement peur de révéler la misère et les malheurs de ce petit peuple et attire sur lui le rejet des milieux plus nantis de la société anglaise. De retour à Paris, il réalise 18 séries composées de 329 lithographies pour la revue "Paris" de Pierre-Charles de Villedeuil en 1852/53.
A partir de 1855, il se retire de plus en plus de la vie publique et séjourne à Auteuil. Dans les dix dernières années de son existence, il ne fait plus que des aquarelles. L’œuvre graphique de l’artiste comprend dans l’ensemble 2700 lithographies originales ainsi que plus de 2000 lithographies, gravures sur bois et acier réalisées d’après des dessins.
Paul Gavarni meurt le 23 novembre 1866 à Auteuil.